La transformation d’une baignoire fatiguée en douche à l’italienne, que l’on opte pour un modèle prêt-à-poser ou une solution sur mesure, figure souvent tout en haut du carnet de rénovation d’un propriétaire. Ce type de douche ouvre l’espace, allège la pièce et donne ce côté net, contemporain, qui fait toute la différence. Pour celles et ceux qui privilégient la douche rapide au bain prolongé, ce choix s’inscrit parfaitement dans un mode de vie actif. Pourtant, avant de dégager la vieille baignoire, mieux vaut s’attarder sur la conception, l’installation et le budget à prévoir. Quelques points clés et astuces de conception permettent d’éviter les écueils pour réussir sa nouvelle douche.
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Quels bénéfices offre une douche à l’italienne ?
La douche à l’italienne se démarque par son ouverture : pas besoin de rideau ni de porte pour retenir les éclaboussures, résultat, la salle de bain paraît plus grande et plus lumineuse. Les modèles préfabriqués intègrent souvent un rebord discret pour limiter les débordements, tandis que les versions personnalisées misent sur une pente douce sans obstacle, rendant l’accès bien plus simple. Cette configuration séduit notamment les personnes à mobilité réduite ou souffrant des articulations.
Autre détail qui change tout : la possibilité d’intégrer plusieurs buses d’hydrothérapie. Selon les envies, on peut installer jusqu’à dix buses qui enveloppent le corps d’un jet d’eau doux ou tonique. Un vrai confort, au quotidien.
Quels inconvénients prévoir ?
Avant de transformer toutes vos baignoires en douches à l’italienne, un point mérite réflexion : la revente. Une salle de bain sans baignoire est classée comme « trois quarts » par les agents immobiliers, ce qui peut faire baisser l’attrait pour certaines familles. Idéalement, il reste préférable de conserver au moins une baignoire dans la maison.
Quelques autres réalités à anticiper avant de franchir le pas :
- Donner le bain à de jeunes enfants reste plus simple dans une baignoire que sous la douche.
- Une douche ouverte offre moins d’intimité qu’une cabine fermée par une porte.
- L’absence de porte accentue parfois la sensation de courant d’air pendant la douche.
Quelle marge de liberté pour le design ?
La taille de la douche dépend avant tout de l’espace disponible, mais côté personnalisation, la palette est large. Voici ce qui peut être adapté à vos envies :
- Choisir parmi une vaste gamme de carrelages pour le sol et les murs, coloris, textures, motifs, tout est possible.
- Installer des panneaux de verre ou des briques de verre sur un ou plusieurs côtés pour jouer sur la transparence.
- Définir la forme : carré, rectangulaire, hexagonal, ou même opter pour un mur courbe si la pièce le permet. Selon les codes du bâtiment, il faut prévoir au moins 76 cm (30 pouces) de passage entre les équipements pour circuler librement entre la douche, le lavabo et les WC.
- Penser à l’accessibilité : pour répondre aux recommandations d’accessibilité (inspirées de la loi américaine ADA), une douche de 91 cm x 91 cm (36 x 36 pouces) avec banc mural offre plus de confort pour une personne à mobilité réduite. Si l’on souhaite rendre la douche accessible à un fauteuil roulant, mieux vaut viser 76 cm x 152 cm (30 x 60 pouces). Avant de démarrer, vérifiez auprès de votre mairie si des règles locales s’appliquent.
Combien prévoir pour une douche à l’italienne ?
Le choix le plus abordable reste le kit préfabriqué, avec des prix compris entre 800 € et 2 500 €, selon la taille et la finition. Installer soi-même le receveur et les portes peut permettre de limiter la facture, à condition d’être à l’aise en plomberie et menuiserie. Faire appel à un professionnel ajoute généralement entre 750 € et 2 500 €, selon la configuration de la salle de bain et l’état des arrivées d’eau.
Opter pour une création sur mesure implique un budget nettement supérieur, et l’intervention de spécialistes. Le receveur est alors coulé en béton, recouvert d’une membrane étanche et de carrelage. L’ajout de buses directionnelles, de parois en verre épaisses et la pose de panneaux résistants à l’eau font grimper le prix. Le coût final varie, mais il faut compter de 6 500 € à plus de 15 000 € pour une réalisation professionnelle, en fonction des matériaux et des dimensions choisies.
À quoi ressemble l’installation ?
Pour mieux saisir les grandes étapes d’un chantier de douche à l’italienne, voici comment se déroule généralement le projet :
- Démolition et évacuation de l’ancienne baignoire et des panneaux muraux.
- Éventuelle modification de la structure pour accueillir la future douche.
- Mise en place des nouvelles arrivées d’eau et du système d’évacuation, réglage du positionnement du pommeau, des buses et du drain. Si un éclairage intégré est prévu, l’électricien s’en charge à ce moment.
- Pose de panneaux muraux résistants à l’humidité (souvent en fibres de ciment) sur l’ossature. Cette étape n’est pas nécessaire pour un modèle préfabriqué.
- Installation du receveur. Un kit préfab nécessite seulement une fixation sur la structure existante. Un receveur sur mesure est modelé à la main pour obtenir la pente parfaite, puis recouvert d’une membrane étanche.
- Pose du carrelage mural pour les modèles personnalisés, ou installation de l’habillage mural pour les kits prêts-à-poser.
- Mise en place de tout l’équipement : buses, pommeau, robinets, bonde.
- Installation des parois vitrées, en toute fin de chantier, pour éviter tout risque de casse ou d’éclat pendant les travaux.
Comment entretenir une douche à l’italienne ?
Une fois la salle de bain rénovée, quelques gestes simples permettent de garder la douche impeccable, aussi bien sur le plan esthétique qu’hygiénique :
- Mettre en marche un bon extracteur d’air avant chaque utilisation pour limiter l’humidité.
- Utiliser un panier de rangement à fond ajouré pour les produits d’hygiène. Poser flacons et savons directement sur le carrelage ou le sol favorise l’apparition de traces et de moisissures.
- Après chaque douche, vaporiser un nettoyant quotidien (fait maison ou du commerce) sur les parois et le sol afin de dissoudre les résidus de savon et prévenir les dépôts de calcaire.
- Enlever l’eau résiduelle sur les murs à l’aide d’une raclette en caoutchouc. Ce geste accélère le séchage, idéal si des problèmes de moisissure sont déjà apparus dans la pièce.
- Une fois par semaine, nettoyer les parois carrelées avec un produit multi-usage et une brosse à poils nylon pour désincruster le carrelage et les joints. Rincer à l’eau claire.
- Entretenir les panneaux de verre avec un produit spécifique et un chiffon doux ou un essuie-tout après chaque usage pour conserver leur éclat.
- Appliquer un produit hydrofuge sur les joints tous les six mois, ou selon les conseils de l’artisan qui a posé le carrelage, pour limiter les taches et repousser l’humidité.
Penser sa douche à l’italienne, c’est investir dans le confort quotidien, mais aussi dans la durabilité. Un projet bien mené, un entretien suivi, et la salle de bain gagne en style comme en sérénité. Reste à imaginer la première matinée dans ce nouvel espace : lumière claire, espace dégagé, et ce sentiment discret d’avoir franchi un cap dans le confort domestique.

